Canvas UGC : publier sur le compte de la marque, payé aux résultats
Le canvas UGC désigne des vidéos courtes qu'un créateur tourne et publie directement sur le compte de la marque, pas sur son propre profil. La rémunération suit les résultats : au millier de vues, à l'installation, ou au forfait par vidéo. On le retrouve sous d'autres noms, tech UGC, brand-account UGC, UGC haut volume. La contrepartie tient en une phrase, et elle mérite d'y réfléchir à deux fois : le travail paie vite et souvent, et il ne construit rien sur votre compte.
La définition, en une phrase
Le canvas UGC, ce sont des vidéos courtes publiées directement sur les comptes sociaux de la marque, où le créateur est payé aux vues, aux installations ou à d'autres résultats.
Tout découle des mots sur le compte de la marque. Vous ne remettez pas un fichier que la marque exploitera plus tard. Vous publiez, sous son nom, dans son fil, pour son audience.
Source : Takema Studio : le canvas UGC
Ce qui change vraiment par rapport à l'UGC classique
| UGC classique | Canvas UGC | |
|---|---|---|
| Livrable | Un fichier vidéo | Une publication en ligne |
| Qui publie | La marque, ou le créateur sur son profil | Le créateur, sur le compte de la marque |
| Quelle audience | Celle des publicités de la marque, ou celle du créateur | Celle de la marque, toujours |
| Payé pour | La vidéo, et ses droits d'utilisation | Le résultat : vues, installations, actions |
| Volume | Quelques vidéos par mois | Plusieurs par jour |
| Ce que le créateur garde | Une pièce de portfolio, parfois une audience | Un revenu, et rien sur son profil |
Les trois façons dont ça paie
Au millier de vues
Le modèle le plus répandu, environ 2 à 8 dollars pour mille vues. Le revenu suit la portée : une vidéo qui ne décolle pas ne rapporte presque rien, une qui décolle peut payer la semaine.
À l'action
Un montant fixe par installation d'application ou par inscription générée. Valeur unitaire plus élevée, variabilité bien plus forte aussi : vous portez le risque de conversion du produit, et pas seulement celui de votre performance.
Au forfait par vidéo
Environ 20 à 55 dollars par vidéo, quoi qu'elle fasse. Prévisible, et de loin le plus sûr des trois quand on débute, parce que c'est le seul qui ne fait pas dépendre votre revenu d'un algorithme.
Source : Takema Studio : rémunération du canvas UGC
À quoi ressemble vraiment le travail
Les chiffres publiés parlent de 2 à 10 vidéos par jour. Ce nombre en dit plus long sur le métier que n'importe quelle définition : c'est un travail de production, à un rythme, et non une suite de collaborations ponctuelles.
Il y a un second déplacement, moins visible. Publier sur le compte d'un autre fait de vous, en partie, le gestionnaire éditorial de ce compte. Vous choisissez les accroches, les horaires de publication, ce qu'on retente après un échec. Une marque qui confie son compte confie aussi un morceau de sa voix.
Ce qu'il faut vérifier avant de dire oui
- L'accès au compte. Demandez un accès délégué, jamais un mot de passe partagé. Si la marque vous propose ses identifiants, c'est un mauvais signe sur la façon dont le reste sera mené.
- Qui compte les vues. Un paiement à la portée ne tient que si les deux parties lisent le même compteur, au même moment, sur une source que personne ne peut retoucher.
- Ce qui se passe en cas d'échec. Sur un pur paiement à la vue, une vidéo qui ne décolle pas ne rapporte rien, et elle vous a pris le même temps.
- Ce que vous gardez. Rien n'atterrit sur votre profil. Assurez-vous d'avoir le droit de montrer les vidéos dans un portfolio, sinon vous terminerez six mois de travail sans rien à montrer à un futur client.
Où se situe UGC Pocket, et où il ne se situe pas
Nous ne faisons pas de canvas UGC, et le dire est plus utile que de laisser croire le contraire. Sur UGC Pocket, le créateur publie sur ses propres comptes, garde les vues, les abonnés et l'historique, et la marque ne reçoit que le lien suivi.
Le modèle de rémunération est mixte plutôt que purement aux résultats : un fixe versé à la validation de la vidéo, puis 1,50 € pour 1 000 vues suivies pendant un mois, plafonné à 500 € par créateur. Un créateur peut publier plusieurs vidéos sur le même format : le fixe est dû une fois, le bonus aux vues compte sur chaque vidéo.
Lequel vous convient dépend d'une question. Si vous voulez du revenu de volume tout de suite et que le fait de ne rien laisser sur votre profil ne vous gêne pas, le canvas UGC est une vraie réponse. Si vous construisez une audience qui vaudra quelque chose dans un an, publier sous le nom d'un autre joue contre vous.
Confier son compte n'est pas une petite décision
Le canvas UGC donne du volume et un coût par vue bas, sur votre propre compte, donc chaque raté vous est imputé aussi. Si votre produit demande à être expliqué plutôt que montré, un modèle qui garantit la livraison vous sert généralement mieux.
Questions fréquentes
C'est quoi le canvas UGC ?
Des vidéos courtes tournées par un créateur et publiées directement sur le compte TikTok ou Instagram de la marque, et non sur son profil. Le créateur est payé aux résultats : au millier de vues, à l'installation, ou au forfait par vidéo.
Combien ça paie ?
Trois modèles coexistent. À la vue, environ 2 à 8 dollars pour mille vues. À l'action, un montant fixe par installation ou inscription. Au forfait, environ 20 à 55 dollars par vidéo. C'est le volume qui fait le revenu, les créateurs publiant souvent plusieurs vidéos par jour.
Est-ce que ça fait grandir mon compte ?
Non. Les vues, les abonnés et l'historique restent à la marque. C'est la contrepartie centrale : le travail est payé vite et souvent, et il ne construit rien sur votre propre profil.
Est-ce la même chose que l'UGC classique ?
Non. En UGC classique, le créateur livre un fichier que la marque exploite ensuite, souvent en publicité. En canvas UGC, il publie sur le compte de la marque et prend en charge une partie de sa gestion éditoriale. Le livrable est une publication, pas un fichier.
Pourquoi parle-t-on aussi de tech UGC ?
Parce que le modèle s'est répandu par les marques d'applications et de logiciels, qui ont besoin de beaucoup de vidéos courtes et mesurent tout en installations. On rencontre aussi brand-account UGC, le plus clair de ces noms, et UGC haut volume, qui décrit le rythme.